3LCD vs DLP vs LCoS : technologies projecteur expliquées
· 18 min de lecture · comparator

3LCD vs DLP vs LCoS : technologies projecteur expliquées

Comparez 3LCD, DLP et LCoS : couleurs, contraste, latence, prix et marques pour choisir le vidéoprojecteur adapté à votre usage.

Comparatif

Comparatif des meilleurs produits 2026

Sélection rédactionnelle indépendante. Le top choix est mis en valeur ci-dessous.

Produit Prix Note Spécs clés
BenQ TK700STi
BenQ
★ Top choix
1 499,00 € 4.6/5
Résolution: 4K UHD
Luminosité: 3000 lumens
Contraste: 10000:1
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Optoma UHD35
Optoma
999,00 € 4.5/5
Résolution: 4K UHD
Luminosité: 3600 lumens
Contraste: 1M:1
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BenQ TK700STi
✓ Forts
  • · 4K HDR Gaming
  • · Android TV intégré
  • · Latence 16ms
✗ Limites
  • · Bruit ventilation
  • · Mode lampe vie limitée
Optoma UHD35
✓ Forts
  • · Excellent pour gaming
  • · HDR10
  • · 240Hz 1080p
✗ Limites
  • · Pas Android TV
  • · Throw moyen

Trois technologies dominent le marché des vidéoprojecteurs en 2026 : 3LCD (Epson), DLP (BenQ, Optoma), LCoS (Sony SXRD, JVC D-ILA). Chacune a ses forces et faiblesses. Notre guide décode les différences pour faire le bon choix selon votre usage.

Tableau récapitulatif

Critère3LCDDLPLCoS
Marques principalesEpsonBenQ, Optoma, AcerSony (SXRD), JVC (D-ILA)
Couleurs DCI-P395-100 %85-92 %95-100 %
Contraste natif40 000-100 000:130 000-50 000:1100 000-∞:1
Effet arc-en-ciel❌ Aucun⚠️ Possible❌ Aucun
Latence gaming50 ms (16 ms mode jeu)4-16 ms21-36 ms
Lumens couleur= lumens blanc-30 à -50 %= lumens blanc
Burn-in / dégradationLéger sur 5+ ansAucunAucun
CompacitéImposantCompactImposant (haut de gamme)
Prix entrée 4K1099 €999 €5499 €
Idéal pourCouleurs fidèles, polyvalentGaming, contraste, prixCinéma haut de gamme

1. 3LCD (Epson)

Comment ça marche

Le 3LCD utilise 3 dalles LCD transmissives séparées (rouge, vert, bleu). Un prisme dichroïque sépare la lumière de la lampe en 3 faisceaux RGB qui traversent chacun leur dalle, puis sont recombinés en image finale.

Avantages

Aucun effet arc-en-ciel - 3 couleurs simultanées ✅ Lumens couleurs = lumens blanc (CLO 100 %) ✅ Couleurs ultra-fidèles : DCI-P3 95 %+ (Adobe RGB élevé) ✅ Lens shift étendu V/H sur la majorité des modèles ✅ Calibrage usine généralement excellent

Inconvénients

Contraste natif modéré (40-100 000:1) - pas le top en pièce noire ❌ Châssis plus gros (3 dalles + prisme + optique RGB) ❌ Latence gaming moyenne (mode jeu requis) ❌ Dégradation LCD légère sur 5-10 ans (yellow-shift)

Modèles 3LCD référents 2026

  • Epson EH-TW7100 (1499 €) - 4K HDR, polyvalent
  • Epson EH-LS12000B (4999 €) - 3LCD laser pro
  • Epson EH-LS800B (4999 €) - 3LCD UST
  • Sony VPL-DW122 - gamme pro réunion (rare en home)

3LCD vs DLP vs LCoS : illustration 1

2. DLP (BenQ, Optoma)

Comment ça marche

Le DLP (Digital Light Processing, Texas Instruments) utilise 1 chip DMD (Digital Micromirror Device) avec millions de micro-miroirs. Une roue colorée rotative à 4-6 segments (RGBW, RGBYC…) projette les couleurs séquentiellement à 240+ Hz, le cerveau intègre.

Avantages

Contraste natif élevé (30-50 000:1 ANSI) ✅ Compact et léger (1 chip) ✅ Latence gaming exceptionnelle (4-16 ms) ✅ Pas de burn-in / dégradation sur 10+ ans ✅ Prix accessible (à partir de 999 € en 4K) ✅ Allumage rapide

Inconvénients

Effet arc-en-ciel (RBE) possible - flashs colorés mouvements yeux ❌ Couleurs DCI-P3 limitées (85-92 %) sauf modèles triple-laser récents ❌ Lumens couleurs < blanc (-30 à -50 %) ❌ Lens shift souvent limité ou absent ❌ Roue colorée = pièce mobile susceptible d’usure

Modèles DLP référents 2026

  • BenQ TK700STi (1599 €) - DLP gaming 4K
  • BenQ W4000i (2599 €) - DLP laser
  • Optoma UHZ50 (2499 €) - DLP laser gaming
  • Hisense PX3-PRO (4499 €) - DLP triple-laser UST

Effet arc-en-ciel (RBE) : mythe ou réalité ?

5-10 % des spectateurs perçoivent les flashs colorés (effet “arc-en-ciel”) sur DLP mono-DMD. Cause : la roue colorée affiche les couleurs séquentiellement (240+ Hz) - yeux non synchronisés détectent flashs.

Test simple : projection BenQ TK700 + mouvement rapide yeux gauche-droite sur image fixe. Si vous voyez des flashs colorés, vous êtes sensible. → Privilégier 3LCD ou LCoS.

Solutions DLP :

  • Roue colorée 6+ segments (RGBYCW) réduit le RBE
  • DLP triple-laser (Samsung LSP9T, Hisense PX3-PRO) supprime la roue
  • DLP 3-chip (rare, pro cinéma)

3. LCoS (Sony SXRD, JVC D-ILA)

Comment ça marche

Le LCoS (Liquid Crystal on Silicon) combine LCD et DLP : 3 dalles LCoS réflectives (1 par couleur) sur silicium. Pas de roue colorée, pas de transmission. La lumière se réfléchit sur les cristaux liquides modulés.

Avantages

Contraste natif imbattable (100 000-∞:1) - noirs absolus ✅ Couleurs DCI-P3 95-100 %Aucun effet arc-en-cielLumens couleurs = lumens blancImage ultra-fluide (240Hz refresh interne)

Inconvénients

Prix élevé : 5499 € minimum pour LCoS sérieux (JVC NZ500) ❌ Latence gaming moyenne (21-36 ms) ❌ Châssis imposant et lourd (15-20 kg) ❌ Lampe ou laser mais consommation élevée (300-500 W) ❌ Calibrage souvent obligatoire pour exploiter le potentiel

Modèles LCoS référents 2026

  • Sony VPL-XW5000ES (5999 €) - SXRD laser
  • JVC NZ500 (5499 €) - D-ILA laser
  • JVC NZ800 (11 990 €) - D-ILA premium
  • Sony VPL-XW7000ES (14 999 €) - flagship Sony

LCoS = home cinéma haut de gamme exclusivement. Si vous cherchez une Vidéoprojecteurs Sony, sachez que ce type d’équipement n’a rien à voir avec l’outillage, mais plutôt avec la précision optique de ces appareils haut de gamme. Pour les joueurs exigeants, un vidéoprojecteur gaming 4k@120hz offre une fluidité et une réactivité bien supérieures à ces modèles cinéphiles, souvent limités à 60 Hz.

Quelle technologie choisir ?

Cinéphile pur (films, séries) - pièce dédiée

🥇 LCoS (Sony SXRD, JVC D-ILA) si budget 5500+ € 🥈 3LCD laser (Epson EH-LS12000B) si budget 4500-5000 € 🥉 3LCD lampe (Epson EH-TW7100) si budget 1500 €

Gamer next-gen (PS5, Xbox SX, PC)

🥇 DLP BenQ X3100i / TK700STi (latence 4-16 ms) 🥈 DLP laser Optoma UHZ50 (8 ms 1080p)

Polyvalent salon (films + sport + un peu de gaming)

🥇 3LCD Epson EH-TW7100 - couleurs et lumens, mode jeu correct 🥈 DLP laser BenQ W4000i - bon mix

Pro / présentation / réunion

🥇 3LCD ou DLP lumineux (4000-6000 lumens). Pas de LCoS (cher, contraste inutile en pièce éclairée).

UST (image 100” depuis 30 cm)

🥇 DLP triple-laser : Samsung LSP9T, Hisense PX3-PRO, Formovie X5 🥈 3LCD UST : Epson EH-LS800B (rare en UST) Pour un usage en salon, le videoprojecteur home cinema doit avant tout offrir une image lumineuse et contrastée, même en pleine journée.

3LCD vs DLP vs LCoS : illustration 2

Évolutions 2026 : DLP triple-laser hybride

Le DLP triple-laser (Samsung, Hisense, Formovie) supprime la roue colorée : 3 lasers RGB illuminent directement le DMD. Avantages : Cette technologie, qui séduit aussi les bricoleurs habitués à la Vidéoprojecteurs Optoma, garantit des couleurs plus pures et une luminosité constante.

  • Pas de RBE
  • Couleurs DCI-P3 100 %
  • Contraste élevé
  • Latence DLP préservée

Le DLP rattrape le LCoS en cinéma + garde l’avantage gaming. Probablement la techno dominante 2027+. Cette avancée technologique rend le vidéoprojecteur 4k plus polyvalent que jamais, unifiant enfin qualité d’image et réactivité pour tous les usages. Ce modèle valerion visionmaster max illustre parfaitement cette fusion entre fluidité et précision, séduisant aussi bien les cinéphiles que les joueurs exigeants.

Questions fréquentes

3LCD ou DLP : qui dure le plus longtemps ?

DLP sans hésitation. La roue colorée et le DMD sont mécaniquement sains 30+ ans. Les dalles 3LCD subissent un yellow-shift léger après 5-10 000 h. Pour prolonger la durée de vie de votre installation, la Vidéoprojecteurs Epson reste un choix pertinent si vous acceptez un léger vieillissement chromatique après plusieurs milliers d’heures.

LCoS vaut-il vraiment 4× le prix d’un 3LCD ?

Pour un cinéphile exigeant en pièce dédiée, oui. Le contraste natif et les noirs absolus sont une expérience à part. Pour usage polyvalent salon, 3LCD largement suffisant. Pour choisir un modèle adapté à votre salon, consultez notre banc d’essai des Vidéoprojecteurs BenQ qui compare netteté et luminosité.

Quelle techno pour Dolby Vision ?

LCoS (JVC NZ500/NZ800, Sony VPL récents) supportent Dolby Vision en 2026. DLP triple-laser également (Hisense PX3-PRO, Formovie X5). 3LCD : pas de DV historiquement, mais firmware en cours sur certains modèles Epson. Pour une installation optimale, le support plafond videoprojecteur doit être choisi en fonction du poids et de l’orientation de votre appareil, surtout si vous visez un rendu Dolby Vision irréprochable.

Pixel-shifting 4K vs 4K natif ?

  • 4K natif : 3840×2160 pixels physiques. Réservé LCoS Sony/JVC.
  • Pixel-shifting : 1920×1080 ou 2560×1440 physiques + shift micro-mécanique pour simuler 4K. Majorité des 3LCD/DLP < 5000 €. Différence visible à <2m, négligeable à 4m+ recul cinéma.

En savoir plus

Entretien et durée de vie : quelle technologie encaisse le mieux les heures ?

La réponse varie selon la source lumineuse et la technologie d’imagerie. En 2026, la question ne se pose plus en termes de lampe vs lampe, mais de laser vs lampe et de dégradation des dalles vs micro-miroirs.

Côté DLP, les micro-miroirs du DMD sont mécaniquement quasi inusables. Ils ne se dégradent pas avec le temps. Le point faible historique reste la roue colorée, qui peut se fissurer ou grincer après des milliers d’heures. Sur les modèles laser, cette roue disparaît au profit de sources RGB séparées, ce qui élimine le principal risque mécanique. Un DLP laser moderne peut dépasser sans souci les 20 000 heures avant une baisse notable de luminosité.

Côté 3LCD, les dalles transmissives subissent une dégradation chimique lente. Le jaunissement (yellow-shift) apparaît généralement après 5 à 10 ans d’usage intensif. Les polariseurs internes vieillissent aussi, réduisant progressivement le contraste. En revanche, les modèles laser 3LCD d’Epson (série LS) compensent par une source lumineuse stable : la dalle vieillit, mais la lumière reste constante, ce qui retarde la perception du jaunissement.

Côté LCoS, la technologie est la plus fragile des trois. Les dalles LCoS sont sensibles à la poussière et à l’humidité, et leur remplacement coûte souvent plus cher que le projecteur lui-même. Sony et JVC recommandent des entretiens préventifs tous les 3 000 à 5 000 heures. En usage salon classique (2-3 heures par jour), un LCoS bien entretenu peut tenir 10 ans, mais le coût de maintenance est le plus élevé du marché.

En pratique : pour un usage quotidien intensif (bureautique, enseignement), le DLP laser est le plus robuste. Pour un usage cinéphile modéré, le 3LCD laser offre le meilleur rapport longévité/coût. Le LCoS reste un choix de passionné, avec un entretien rigoureux obligatoire. Un vidéoprojecteur qui chauffe trop peut accélérer le vieillissement des composants internes et réduire la durée de vie de la lampe.

Niveau de bruit et chaleur : le confort d’écoute oublié

Le bruit du ventilateur est un critère déterminant pour une installation cinéma, surtout en pièce dédiée où le projecteur est placé près de la zone d’écoute. Les trois technologies ne se valent pas sur ce point. Un projecteur bruyant peut gâcher une scène calme, tout comme un calibrage vidéoprojecteur négligé fausse les couleurs et la luminosité perçues.

Les DLP compacts sont souvent les plus bruyants en mode lampe. Leur châssis réduit limite la taille des ventilateurs, qui doivent tourner plus vite pour évacuer la chaleur d’une lampe de 200-300 W. En mode normal, comptez 32-38 dB ; en mode éco, 28-30 dB. Les modèles laser DLP récents (BenQ X500i, Optoma UHZ716) font mieux, avec des niveaux autour de 28-30 dB en mode standard. Pour une salle de cours, un videoprojecteur classe silencieux est indispensable afin de ne pas gêner la concentration des élèves pendant les explications.

Les 3LCD de taille moyenne offrent un meilleur compromis. Leur châssis plus grand permet des ventilateurs plus larges, donc plus lents et plus silencieux. Les Epson EH-TW7100 et EH-LS12000B descendent à 24-27 dB en mode éco, ce qui est inaudible à 3 mètres. En mode lampe pleine puissance, le bruit remonte à 30-33 dB, mais reste acceptable. Pour un usage cinéma à domicile, cette différence de quelques décibels change réellement l’immersion, et c’est précisément là que formovie enchante les cinéphiles avec une offre pensée pour le silence.

Les LCoS haut de gamme (Sony VPL-XW5000, JVC DLA-NZ7) sont les plus silencieux du marché. Leur châssis massif et leurs systèmes de refroidissement sophistiqués permettent de descendre à 22-24 dB en mode lampe, et parfois 20 dB en mode laser. C’est un vrai avantage pour les scènes calmes : aucun souffle ne vient perturber la bande-son. Pour profiter pleinement de ce silence en toutes circonstances, il faut aussi se demander quelle peinture choisir pour projeter un vidéoprojecteur afin d’optimiser le rendu visuel sans compromettre l’ambiance sonore.

Côté chaleur, les DLP compacts chauffent davantage localement, ce qui peut poser problème en été ou dans une pièce mal ventilée. Les 3LCD et LCoS dissipent mieux grâce à leur volume interne. Pour une installation encastrée ou sur étagère fermée, privilégiez un modèle avec une ventilation frontale ou latérale, et vérifiez les dégagements recommandés par le constructeur. Ce niveau de silence se retrouve également sur des modèles compacts comme le xgimi mogo 2 pro, dont la faible nuisance sonore est un atout majeur pour les séances cinéma en appartement.

En résumé : si le silence est une priorité (films à volume modéré, pièce dédiée), le LCoS est imbattable. Le 3LCD offre le meilleur compromis silence/prix. Le DLP compact reste le plus bruyant, mais les modèles laser récents ont comblé une partie de l’écart. En complément, sachez que l’effet arc en ciel videoprojecteur peut être atténué en choisissant un modèle DLP à vitesse de rotation élevée, idéal pour les yeux sensibles.

Le choix se joue d’abord sur votre pièce, pas sur la fiche technique

Avant de comparer les puces, posez la question de la lumière ambiante. Un 3LCD de 3000 lumens dans un salon clair offrira une image bien plus regardable qu’un LCoS à contraste infini dans la même pièce. Le contraste natif ne sert que si vous contrôlez la lumière, c’est la première variable à trancher. Pour une pièce dédiée avec murs sombres, le LCoS justifie son prix. Pour un usage polyvalent, le 3LCD ou le DLP lumineux dominent, peu importe la technologie de chip.

La gestion de la poussière et de l’entretien change la donne sur la durée

Un projecteur DLP mono-puce est un système scellé, la roue colorée et le chip DMD ne craignent pas la poussière qui circule dans l’air. Un 3LCD, avec ses trois dalles transmissives et son prisme, aspire l’air pour refroidir les panneaux, et cette ventilation finit par déposer des particules sur les optiques internes. Au bout de deux ou trois ans, vous verrez des taches sombres à l’écran, et un nettoyage interne sera nécessaire, c’est une opération délicate qui demande un démontage complet. Le LCoS, avec son châssis imposant et ses filtres remplaçables, se situe entre les deux, mais son entretien coûte plus cher. Si votre pièce est poussiéreuse ou si vous ne voulez pas ouvrir l’appareil, le DLP est le plus serein, c’est un avantage que les fiches techniques ne montrent pas.

Le rendu des couleurs en conditions réelles, pas en laboratoire

Le 3LCD affiche des lumens couleur égaux aux lumens blancs, c’est un fait. Mais ce chiffre ne dit pas comment la technologie gère les dégradés subtils d’un ciel au coucher du soleil. Le DLP, avec sa roue colorée séquentielle, peut produire un léger bruit de quantification dans les zones sombres, un effet de banding visible sur les murs dégradés. Le LCoS, avec ses trois panneaux réflectifs, excelle dans ces transitions, c’est là que sa supériorité se voit le plus. Pour un usage cinéma, cette fluidité des dégradés compte plus que le pic de luminosité. Pour un usage gaming, le DLP reste le meilleur choix, sa latence de 4 à 16 ms est imbattable, et les artefacts de couleurs sont souvent imperceptibles dans l’action rapide.

Le bon choix se résume à trois questions simples

Ne vous perdez pas dans les spécifications, posez-vous ces trois questions dans l’ordre. Premièrement, quel est votre budget maximal, cette réponse élimine souvent le LCoS d’emblée. Deuxièmement, quelle est la luminosité de votre pièce aux heures de visionnage, si elle est claire, le 3LCD ou un DLP lumineux s’imposent. Troisièmement, êtes-vous sensible à l’effet arc-en-ciel, si vous ne savez pas, faites un test rapide en magasin avec un DLP avant d’acheter. Cette séquence vous mène à la bonne technologie sans regret.

Le DLP triple-laser change la donne pour le salon, mais pas pour la pièce dédiée

Le DLP triple-laser supprime la roue colorée et l’effet arc-en-ciel, c’est une avancée majeure pour le salon. Il combine la latence du DLP avec des couleurs qui rivalisent avec le 3LCD, et son prix baisse chaque année. Mais son contraste natif reste inférieur au LCoS, et dans une pièce noire, les noirs du JVC ou du Sony sont d’un autre niveau. Le DLP triple-laser est le meilleur choix polyvalent de 2026, mais le cinéphile exigeant qui veut le meilleur contraste possible restera sur du LCoS. Le 3LCD, lui, garde son avantage sur les modèles d’entrée de gamme, où il offre des couleurs fidèles à un prix accessible, même si sa technologie vieillit face aux lasers.

La durée de vie et le remplacement de la source lumineuse, un critère oublié

Les lampes UHP des projecteurs 3LCD et DLP d’entrée de gamme se remplacent après 4000 à 6000 heures, comptez 100 à 200 € pour une nouvelle lampe. Les modèles laser, qu’ils soient DLP, 3LCD ou LCoS, offrent 20000 heures ou plus, ce qui élimine ce coût récurrent. Si vous regardez 4 heures par jour, une lampe dure environ 3 ans, un laser dure plus de 10 ans. Le surcoût initial d’un laser se rentabilise sur la durée, et vous évitez la baisse de luminosité progressive d’une lampe qui fatigue. Pour un usage intensif, le laser est un investissement plus malin, quelle que soit la technologie de chip choisie.

Le vrai critère de choix : la pièce, pas la fiche technique

Avant de comparer les spécifications, posez une question simple : votre projecteur sera-t-il utilisé dans une pièce avec contrôle de la lumière ou dans un salon ouvert ? Cette réponse élimine d’emblée deux technologies sur trois. En pièce dédiée avec murs sombres, le LCoS justifie son prix par un contraste natif que rien ne rattrape. Dans un salon lumineux, le 3LCD offre une luminosité couleur égale au blanc, un avantage décisif que le DLP mono-puce ne compense pas malgré sa compacité. Le DLP triple-laser tente de fusionner les deux mondes, mais son prix reste supérieur à un 3LCD lampe bien calibré.

Le contraste natif annoncé ne raconte qu’une partie de l’histoire. Un projecteur DLP avec un contraste de 40 000:1 dans une pièce noire affichera des noirs moins profonds qu’un 3LCD à 20 000:1 si la lumière ambiante dépasse 50 lux. La réflectivité des dalles LCoS, elle, absorbe la lumière parasite plus efficacement que les dalles transmissives 3LCD. Pour un usage salon avec des fenêtres non occultées, privilégiez la luminosité brute : un 3LCD de 3000 lumens avec des lumens couleur identiques surpassera un DLP de 3500 lumens dont les lumens couleur chutent de 30 à 50 %. Le gain de contraste perçu sera supérieur à la différence de spécifications.

Entretien et durabilité : ce que les vendeurs ne disent pas

La poussière est l’ennemi silencieux de toutes les technologies, mais pas avec la même intensité. Les dalles 3LCD, étant transmissives, laissent la poussière se déposer sur la surface interne de la dalle, créant des taches visibles après 2 à 3 ans dans un environnement non filtré. Le DLP mono-puce, avec son DMD scellé, résiste mieux, mais la roue colorée accumule la poussière sur ses segments, réduisant progressivement la luminosité. Le LCoS, avec ses dalles réflectives sur silicium, est le plus sensible : une seule particule de poussière crée un point noir permanent, et le nettoyage interne exige un démontage complet par un technicien agréé.

La filtration diffère aussi selon les marques. Epson intègre des filtres lavables sur ses modèles récents, un vrai plus pour un usage en pièce poussiéreuse. BenQ et Optoma proposent des filtres remplaçables, mais leur remplacement est souvent oublié, accélérant l’usure de la roue colorée. Sony et JVC, sur leurs LCoS, n’offrent pas de filtre accessible : le boîtier est scellé, ce qui protège la optique mais rend toute intervention interne coûteuse. Si votre pièce accumule la poussière, un 3LCD avec filtre lavable reste le choix le plus pragmatique sur 5 ans, même si la dalle jaunit légèrement après 10 000 heures. Le DLP, lui, ne jaunit pas, mais sa roue colorée s’use mécaniquement, un remplacement coûte souvent 200 à 400 € après 5 à 7 ans d’usage intensif.

Pour prolonger la durée de vie, installez le projecteur à au moins 30 cm du mur et évitez les flux d’air directs. Un filtre HEPA externe sur la ventilation réduit l’accumulation de poussière de 70 % sur toutes les technologies. Enfin, vérifiez la garantie : les dalles LCoS sont couvertes 3 ans chez Sony et JVC, mais les frais de main-d’œuvre pour un remplacement dépassent souvent 800 €. Le 3LCD, avec ses dalles remplaçables individuellement, reste le plus réparable, un critère que les utilisateurs expérimentés considèrent avant l’achat.

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FAQ

Questions fréquentes.

Quelle technologie de projecteur choisir?

Le choix dépend de l'usage : pour le cinéma en pièce dédiée, privilégiez LCoS (Sony, JVC) pour ses noirs profonds ; pour le gaming, DLP (BenQ, Optoma) offre la meilleure latence ; pour un usage polyvalent en salon, 3LCD (Epson) offre des couleurs fidèles et un bon compromis.

Quelles sont les différences entre DLP et LCD?

Le DLP utilise un chip DMD et une roue colorée, offrant un contraste élevé, une faible latence et un prix accessible, mais peut produire un effet arc-en-ciel et des couleurs moins étendues. Le 3LCD utilise trois dalles LCD, offrant des couleurs fidèles, aucun arc-en-ciel, mais un contraste modéré et une latence plus élevée.

Quel projecteur offre les meilleurs niveaux de noir?

Les projecteurs LCoS (Sony SXRD, JVC D-ILA) offrent le meilleur contraste natif (100 000:1 et plus), produisant des noirs absolus, idéaux pour le home cinéma haut de gamme.

Comment éviter l'effet arc-en-ciel?

L'effet arc-en-ciel est propre aux projecteurs DLP mono-chip. Pour l'éviter, choisissez un projecteur 3LCD ou LCoS, ou un DLP triple-laser qui supprime la roue colorée. Testez votre sensibilité en regardant un DLP avec des mouvements rapides des yeux.

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